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Questions à poser à votre médecin sur les effets secondaires des médicaments
  • Par Fabien Leroux
  • 28/02/26
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Vous venez de recevoir une ordonnance. Vous avez compris le nom du médicament, mais vous ne savez pas vraiment ce qu’il va faire à votre corps. Et si vous ressentiez un effet étrange ? Qui vous écoute ? Comment savoir si c’est grave ?

La vérité, c’est que la plupart des patients ne posent pas les bonnes questions. Une étude de la FDA montre que près de 63 % des événements graves liés aux médicaments concernent des personnes qui n’ont jamais demandé comment leur traitement pouvait interagir avec d’autres produits, même ceux achetés sans ordonnance. Pourtant, poser les bonnes questions peut réduire de 22 % les effets indésirables évitables, selon une publication du JAMA Internal Medicine.

Pourquoi prends-je ce médicament ?

C’est la première question à poser. Pas pour contester, mais pour comprendre. Beaucoup de gens prennent des médicaments pendant des années sans savoir vraiment pourquoi. Un patient sur huit ne peut même pas dire à quoi sert son traitement, selon un rapport de Medscape en 2023. Vous avez un antihypertenseur ? Un antidépresseur ? Un anti-inflammatoire ? Demandez : « Quel problème ce médicament est-il censé résoudre ? »

Parfois, la réponse est simple : « Cela abaisse votre pression artérielle. » Parfois, elle est plus complexe : « Cela réduit l’inflammation dans vos articulations pour éviter une dégradation plus grave. » Comprendre l’objectif vous permet de juger si les effets secondaires en valent la peine. Et si vous avez plusieurs médicaments, cette question révèle souvent des doublons ou des traitements inutiles.

Quels sont les effets secondaires possibles ?

On vous dit souvent : « Certains patients ont des nausées. » C’est vague. Demandez plus précisément : « Quels sont les effets les plus fréquents ? Et les plus graves ? »

Les effets secondaires ne sont pas tous égaux. Certains sont bénins : une bouche sèche, une légère somnolence. D’autres sont dangereux : des battements cardiaques irréguliers, une perte d’équilibre, une confusion mentale. L’Anticholinergic Cognitive Burden Scale (ACB) identifie 27 systèmes du corps affectés par certains médicaments, surtout chez les plus de 65 ans. Si vous avez plus de cinq médicaments, vous êtes dans une catégorie à risque : 34,4 % des personnes entre 65 et 80 ans en France en prennent autant.

Ne vous contentez pas d’une liste générique. Demandez : « Quels effets doivent me faire appeler immédiatement ? » La FDA définit clairement ce qui est grave : hospitalisation, danger de mort, incapacité, ou malformation chez un fœtus. Ces cas sont rares, mais ils existent. Connaître les signaux d’alerte, c’est savoir quand agir vite.

Que puis-je faire si j’ai un effet secondaire ?

On ne vous dit pas souvent ce que vous pouvez faire quand ça arrive. Une étude de l’Université de Sydney montre que 38,7 % des patients sous traitement anticholinergique ont une bouche sèche. Et pourtant, peu savent qu’un simple gargarisme d’eau, un bâton de chewing-gum sans sucre ou un humidificateur peuvent aider. Ou encore que la fatigue liée à un antidépresseur peut s’atténuer en prenant le médicament le soir au lieu du matin.

Demandez des solutions concrètes : « Est-ce que je peux réduire cet effet en changeant l’heure de prise ? En mangeant autrement ? En buvant plus d’eau ? » Pour les troubles gastro-intestinaux liés à la metformine, 20 à 30 % des patients trouvent un soulagement en prenant le médicament avec les repas. Ce n’est pas une anecdote - c’est une recommandation écrite dans la notice.

Et si l’effet secondaire est plus sérieux ? « Dois-je arrêter le médicament ? Attendre ? Appeler le médecin ? » La réponse doit être claire. Pas : « Voir ce que ça donne. » Mais : « Si vous avez des douleurs thoraciques ou une respiration sifflante, appelez immédiatement. »

Y a-t-il d’autres options ?

Vous avez peut-être entendu parler du Beers Criteria - une liste de médicaments à éviter chez les personnes âgées parce qu’ils présentent plus de risques que de bénéfices. Elle contient 56 médicaments. Et pourtant, 15,2 % des traitements chez les seniors sont prescrits sans réelle nécessité, selon une revue Cochrane de 2023.

Demandez : « Est-ce qu’il existe un autre médicament avec moins d’effets secondaires ? » Par exemple, un antihypertenseur de la classe des CCB peut remplacer un bêta-bloquant chez une personne qui a des vertiges. Un anti-inflammatoire non stéroïdien peut être remplacé par une thérapie physique ou un traitement topique. Il ne s’agit pas de refuser le traitement, mais d’explorer les alternatives. Même un simple changement de dose peut réduire les effets secondaires sans perdre l’efficacité.

Et si vous avez des douleurs chroniques ? Il existe des options non médicamenteuses : acupuncture, thérapie cognitivo-comportementale, électrothérapie. Demandez si l’un de ces moyens pourrait être essayé avant d’augmenter la dose ou de changer de médicament.

Dois-je continuer à prendre ce médicament ?

Combien de fois avez-vous pris un médicament pendant des mois, voire des années, sans jamais vous demander si vous en aviez encore besoin ?

Les médicaments ne sont pas des compléments alimentaires. Ils agissent sur votre corps. Et parfois, leur utilité diminue avec le temps. Un patient sur quatre continue à prendre un médicament après la fin du traitement initial - souvent parce que personne n’a remis en question sa nécessité.

Demandez : « Dois-je prendre ce médicament pour toujours ? Ou y a-t-il une date de réévaluation ? » Un traitement pour la douleur aiguë ne devrait pas durer plus de trois semaines. Un antidépresseur, après six mois d’amélioration, peut être réduit progressivement. Un traitement contre l’hypercholestérolémie peut être ajusté si votre alimentation et votre activité physique ont changé.

La déprescription - c’est-à-dire l’arrêt ou la réduction de médicaments inutiles - est une pratique médicale reconnue. Elle réduit les hospitalisations et améliore la qualité de vie. Mais elle ne se fait pas par hasard. Elle demande une discussion.

Femme âgée entourée de pilules flottantes aux visages hurlants, son reflet montre une version monstrueuse d'elle-même.

Comment ce médicament interagit-il avec les autres que je prends ?

Vous prenez un traitement pour l’hypertension, un autre pour le diabète, et vous prenez du paracétamol pour la migraine. Et vous avez aussi un anti-inflammatoire en vente libre pour vos articulations. Vous pensez que tout va bien ?

La Lexicomp, une base de données médicale, recense plus de 1 200 interactions connues. Certaines sont dangereuses. Par exemple, combiner un anticoagulant avec de l’ibuprofène augmente le risque de saignement de 2,8 fois, selon une étude du New England Journal of Medicine. Ou encore, prendre de la diphenhydramine (dans les somnifères ou les traitements contre le rhume) avec un anticholinergique peut provoquer une confusion sévère chez les personnes âgées - ce qui arrive dans 17,4 % des cas chez ceux qui prennent cinq médicaments ou plus.

Apportez votre liste complète : médicaments sur ordonnance, en vente libre, compléments, herbes, vitamines. Demandez : « Est-ce que ces médicaments peuvent entrer en conflit ? » Un pharmacien peut vous aider à le vérifier en cinq minutes. Et si vous avez un suivi à distance, demandez à ce que cette liste soit mise à jour dans votre dossier médical.

Dois-je prendre ce médicament avec ou sans nourriture ?

Un médicament pris au mauvais moment peut perdre son efficacité - ou devenir toxique. 40 % des médicaments sont affectés par la nourriture. Certains doivent être pris à jeun pour être absorbés correctement. D’autres doivent être pris avec un repas pour éviter les nausées ou les ulcères.

Par exemple, la doxycycline (un antibiotique) ne doit pas être prise avec du lait ou du calcium : cela bloque son absorption. La metformine, elle, est mieux tolérée avec les repas. Le lévothyrox, lui, doit être pris le matin, à jeun, 30 à 60 minutes avant le petit-déjeuner.

Demandez : « Dois-je le prendre avec de la nourriture ? Avec de l’eau ? Peut-on le prendre avec du jus d’orange ou du café ? » Une simple erreur de prise peut réduire l’efficacité de votre traitement de 50 %.

Y a-t-il une version générique ? Est-elle aussi efficace ?

Les génériques sont souvent 89 % moins chers que les médicaments de marque, selon la FDA. Et pourtant, beaucoup de patients les refusent par peur qu’ils soient « moins bons ».

La vérité ? Les génériques contiennent la même molécule active, dans la même dose, avec les mêmes normes de fabrication. Ils sont testés pour être aussi efficaces et sûrs. Dans 95 % des cas, ils fonctionnent parfaitement. Mais il y a des exceptions : certains médicaments à fenêtre thérapeutique étroite (comme la warfarine ou la levothyroxine) nécessitent un suivi plus rigoureux.

Demandez : « Y a-t-il un générique disponible ? Est-ce que je peux le prendre ? » Si votre médecin hésite, demandez pourquoi. S’il y a un risque, il le dira. Sinon, économiser 100 euros par mois, c’est aussi une forme de sécurité médicale.

Comment reconnaître un changement anormal dans mon médicament ?

Vous avez déjà eu un médicament qui avait l’air différent ? Une couleur, une forme, une taille ? Vous avez peut-être pensé : « C’est pareil, je continue. »

Et pourtant, 1,2 % des erreurs de dispensation concernent un médicament qui a l’air différent mais est totalement autre. Un patient a pris du paracétamol en pensant que c’était son antihypertenseur. Un autre a pris un médicament pour l’angine en croyant que c’était son traitement pour le diabète.

Demandez : « Si la forme ou la couleur change, que dois-je faire ? » Le guide MedlinePlus recommande de toujours vérifier la notice, de comparer avec votre ordonnance, et de contacter votre pharmacien si quelque chose semble différent. Ne laissez jamais passer ce genre de doute.

Est-ce que ce médicament va aggraver une autre maladie que j’ai ?

Vous avez de l’asthme ? Une insuffisance cardiaque ? Un diabète ? Une maladie du foie ? Votre traitement peut aggraver ces conditions.

Par exemple, les bêta-bloquants peuvent masquer les signes d’une hypoglycémie chez un diabétique. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent aggraver l’insuffisance rénale. Les antidépresseurs tricycliques peuvent provoquer une rétention urinaire chez un homme avec une prostate agrandie.

Demandez : « Est-ce que ce médicament peut rendre pire mon asthme, mon diabète, mon cœur ? » Ce n’est pas une question anodine. C’est une question vitale. Votre médecin doit connaître toutes vos maladies - même celles qui semblent « sous contrôle ».

Main tenant un carnet de questions médicales, des mains squelettiques issues de l'encre atteignent un comptoir de pharmacie géant.

Comment puis-je garder une trace de tout cela ?

Les erreurs de médication surviennent souvent lors des transitions : quand vous changez de médecin, d’hôpital, ou même de pharmacien. Selon The Joint Commission, 43,2 % des erreurs se produisent à ce moment-là.

Vous devez avoir une liste à jour. Pas sur un bout de papier. Mais dans un endroit fiable : votre téléphone, un carnet, ou un portail en ligne. Mettez : le nom du médicament, la dose, la fréquence, la raison, et les effets secondaires que vous avez notés.

Et demandez : « Puis-je avoir une version imprimée ou numérique de cette liste ? » Beaucoup de centres de santé proposent maintenant des outils pour générer cette liste automatiquement. Cela prend deux minutes. Et cela peut vous sauver la vie.

Comment poser ces questions sans avoir l’air de remettre en cause le médecin ?

Beaucoup de patients hésitent à poser ces questions par peur d’être jugés, d’être considérés comme « difficiles » ou « inquiétants ». Mais voici la vérité : les médecins préfèrent les patients qui posent des questions. Une étude de l’Université de Washington montre que les patients qui demandent des détails sur les effets secondaires ont 37 % moins de risques d’avoir un événement évitable.

Utilisez un langage collaboratif : « Je veux bien comprendre pour mieux suivre le traitement. » Ou : « Je voudrais être sûr de ne pas manquer quelque chose d’important. »

Si votre médecin semble pressé, dites : « J’ai quelques questions sur mes médicaments. Est-ce que je peux les noter et vous les poser avant de partir ? » Préparez vos questions à l’avance. Écrivez-les. Cela augmente le nombre de questions posées de 32 % à 68 %, selon l’Agence pour la recherche et la qualité des soins de santé.

Quand et comment suivre les effets secondaires ?

Les effets secondaires ne se manifestent pas toujours tout de suite. Certains apparaissent après plusieurs semaines. D’autres après plusieurs mois.

Conseil pratique : tenez un petit carnet pendant les deux premières semaines après le début du traitement. Notez : « J’ai eu une nausée le jour 3. J’ai eu des vertiges après le repas du soir. J’ai dormi plus que d’habitude. » Cela donne à votre médecin des données concrètes, pas des souvenirs flous.

Et si vous avez un doute, appelez. Pas après une semaine. Pas après deux semaines. Dès que vous sentez que quelque chose ne va pas. Votre sécurité ne doit pas attendre un rendez-vous mensuel.

Les patients qui utilisent des guides comme celui de Kaiser Permanente ont 22,8 % moins de visites aux urgences liées aux médicaments. Parce qu’ils savent ce qu’ils doivent surveiller. Et ils agissent.

Quels outils peuvent m’aider à mieux comprendre ?

Il existe des ressources gratuites et fiables. Le site MedlinePlus, mis à jour en février 2024, propose des guides en français. L’Institut pour la sécurité des médicaments (ISMP) propose un outil en ligne appelé « Question Builder » qui génère une liste personnalisée selon vos médicaments. Il a été utilisé plus de 147 000 fois en 2023.

Les applications comme Medisafe ou MyTherapy permettent de suivre vos prises, de recevoir des rappels, et d’envoyer des rapports à votre médecin. Le VA (département des anciens combattants américains) a intégré des prompts dans son portail qui ont augmenté la communication sur les effets secondaires de 42,6 % chez ses patients.

Et si vous avez des difficultés avec le français ? Les services de santé publique proposent des documents traduits dans 15 langues. Demandez-les. Votre santé ne dépend pas de votre niveau de langue.

Les effets secondaires sont-ils toujours négatifs ?

Parfois, un effet secondaire devient un nouveau traitement. C’est le cas de la minoxidil : initialement prescrite pour l’hypertension, elle a été découverte comme traitement contre la chute des cheveux. Aujourd’hui, elle rapporte 1,2 milliard de dollars par an aux États-Unis.

Et si vous avez un effet « positif » ? Une perte de poids inattendue ? Une meilleure humeur ? Une meilleure qualité de sommeil ? Dites-le à votre médecin. Ce n’est pas une erreur. C’est une piste.

La médecine n’est pas une science exacte. Elle est faite d’observations, d’expériences, et de dialogues. Votre voix compte. Vos observations, même petites, peuvent changer votre traitement. Et peut-être, un jour, aider d’autres patients.

Pourquoi est-ce que je devrais poser des questions sur les effets secondaires si mon médecin m’a déjà donné les informations ?

Parce que les informations données pendant une consultation sont souvent trop rapides, trop techniques, ou trop générales. Un médecin peut dire : « Certains patients ont des nausées. » Mais il ne vous dit pas si c’est fréquent, grave, ou comment le gérer. Poser des questions précises vous permet de transformer une information vague en connaissance pratique. Et cela réduit vos risques de 22 % selon des études publiées dans le JAMA Internal Medicine.

Quels effets secondaires doivent me faire aller aux urgences immédiatement ?

Selon la FDA, vous devez appeler les urgences si vous avez : des douleurs thoraciques, une respiration sifflante, une perte de conscience, des saignements inhabituels (comme du sang dans les urines ou les selles), des battements cardiaques très rapides ou irréguliers, ou des signes d’allergie sévère (gonflement du visage, des lèvres, ou de la langue). Ces signes sont rares, mais ils sont vitaux. Ne les ignorez pas. Mieux vaut appeler par précaution que tarder.

Est-ce que je peux arrêter un médicament si j’ai trop d’effets secondaires ?

Non, ne l’arrêtez jamais seul. Certains médicaments, comme les antidépresseurs, les corticoïdes ou les antihypertenseurs, peuvent causer des rechutes graves ou des effets de sevrage dangereux si vous les arrêtez brutalement. Parlez-en à votre médecin. Il pourra vous proposer une réduction progressive, un changement de traitement, ou un ajustement de dose. Votre sécurité passe par une transition contrôlée.

Les génériques sont-ils vraiment aussi sûrs que les médicaments de marque ?

Oui, dans la grande majorité des cas. Les génériques doivent répondre aux mêmes normes de qualité, d’efficacité et de sécurité que les médicaments de marque. Ils contiennent la même molécule active, dans la même dose, et sont testés pour être équivalents. Seuls quelques médicaments à fenêtre thérapeutique étroite (comme la warfarine ou la levothyroxine) nécessitent un suivi plus rigoureux. Dans ces cas, votre médecin vous le dira. Sinon, choisir le générique, c’est économiser sans risquer votre santé.

Pourquoi mon médecin ne me parle-t-il pas de tous les effets secondaires possibles ?

Parce que les notices contiennent parfois plus de 20 effets secondaires, et qu’il est impossible de tous les mentionner en 10 minutes. Certains sont extrêmement rares. D’autres sont plus probables chez les personnes âgées ou avec d’autres maladies. Votre rôle est de poser des questions ciblées : « Quels sont les effets les plus fréquents ? » ou « Quels sont ceux qui doivent m’inquiéter ? » Cela aide votre médecin à vous répondre avec plus de pertinence.

Comment puis-je savoir si un effet secondaire vient vraiment de mon médicament ?

C’est difficile à déterminer seul. Mais vous pouvez noter : quand l’effet a commencé (juste après le début du traitement ?), s’il s’aggrave avec la dose, et s’il disparaît après l’arrêt. Si vous avez plusieurs médicaments, essayez de noter chaque changement. Ensuite, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Ils peuvent utiliser des outils pour évaluer la probabilité que l’effet soit lié à un médicament spécifique. Ce n’est pas une devinette - c’est une démarche médicale reconnue.

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Fabien Leroux

Auteur

Je travaille depuis plus de quinze ans dans le domaine pharmaceutique, où j’explore constamment les évolutions des traitements et des suppléments. J’aime vulgariser les connaissances scientifiques et partager des conseils utiles pour optimiser sa santé. Mon objectif est d’aider chacun à mieux comprendre les médicaments et leurs effets.