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Botox pour les migraines : qui en bénéficie et comment ça marche ?
  • Par Fabien Leroux
  • 17/02/26
  • 12

Si vous avez des migraines fréquentes, vous savez à quel point elles peuvent tout casser : le travail, les relations, le sommeil, même la simple envie de sortir. Et si vous avez essayé des médicaments oraux sans succès, vous avez peut-être entendu parler du botox pour les migraines. Ce n’est pas un traitement miracle, mais pour certains, c’est une révolution.

Qu’est-ce que le botox pour les migraines ?

Le botox, c’est le nom commercial de l’onabotulinumtoxinA, une forme purifiée d’une toxine produite par la bactérie Clostridium botulinum. On le connaît surtout pour lisser les rides du front, mais c’est un outil médical bien plus ancien que ça. Dans les années 1990, des patients qui recevaient des injections de botox pour des rides ont soudainement remarqué que leurs migraines avaient diminué. C’est comme ça que les médecins ont commencé à l’étudier sérieusement.

En 2010, la FDA américaine a officiellement approuvé le botox pour la prévention des migraines chroniques. Ce n’est pas pour les migraines occasionnelles. La définition médicale est claire : vous devez avoir au moins 15 jours de maux de tête par mois, dont 8 au moins présentent les caractéristiques d’une migraine (sensibilité à la lumière, nausées, douleur pulsatile). C’est ce qu’on appelle la migraine chronique.

Comment ça marche ?

Beaucoup pensent que le botox agit en relaxant les muscles du cou et du front. C’est vrai, mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Le vrai pouvoir du botox dans les migraines, c’est ce qu’il fait aux nerfs.

Les nerfs qui transmettent la douleur des migraines - surtout ceux du système trigéminé - libèrent des molécules comme le CGRP (peptide lié au gène de la calcitonine). Ce CGRP est comme un signal d’alarme qui envoie la douleur au cerveau. Le botox bloque la libération de cette molécule. Il agit en coupant un protéine essentielle (le SNAP-25) dans les terminaisons nerveuses, ce qui empêche les neurotransmetteurs de sortir.

En plus, il réduit l’inflammation locale, diminue la sensibilité des nerfs au niveau du cou et des épaules, et même, selon certaines études, il pourrait avoir un effet à distance, en influençant les signaux qui montent vers le cerveau. Ce n’est pas un traitement qui calme une crise en cours. C’est un bouclier, qui empêche les crises de se déclencher.

Qui en bénéficie vraiment ?

Pas tout le monde. Le botox ne fonctionne pas pour les migraines épisodiques (moins de 15 jours par mois). Il est conçu pour les patients chroniques qui ont déjà essayé au moins trois traitements préventifs classiques - comme le topiramate, le propranolol ou l’amitriptyline - et qui n’ont pas eu de résultat.

Les études montrent que 70 % des patients atteints de migraine chronique voient leur nombre de jours de maux de tête réduit d’au moins 50 % après deux cycles de traitement. Dans une étude réelle sur 1 247 patients en 2022, 63 % ont eu une réduction de 50 % ou plus, avec une baisse moyenne de 12,3 jours de migraine par mois. Pour certains, c’est une transformation : passer de 25 jours de migraine par mois à 8 ou 10, et surtout, passer de crises sévères à des douleurs modérées.

Les patients qui répondent le mieux ont souvent d’autres problèmes associés : un surmenage médicamenteux (45 % des cas), des céphalées de tension chroniques, ou même une dystonie cervicale. Plus les jours de maux de tête sont nombreux, plus le bénéfice absolu est grand - même si le pourcentage de réduction reste stable.

Un plan rapproché du cuir chevelu avec des aiguilles libérant des vapeurs noires, bloquant les signaux de douleur.

Comment se déroule le traitement ?

Chaque séance dure environ 15 minutes. Vous êtes assis, le médecin utilise une aiguille fine pour injecter entre 31 et 39 points sur la tête et le cou. Les zones ciblées sont précises : front, sourcils, tempes, nuque, épaules. Au total, on utilise entre 155 et 195 unités de botox, selon le protocole PREEMPT validé par les essais cliniques.

Les injections ne sont pas douloureuses, mais elles peuvent être inconfortables. 18 % des patients ressentent une douleur légère au point d’injection. 7 % ont une faiblesse temporaire des muscles - par exemple, une paupière qui tombe légèrement. Ce n’est pas permanent, ça passe en quelques semaines.

Vous devez revenir tous les 12 semaines. Ce n’est pas un traitement ponctuel. La plupart des patients ne voient pas le plein effet avant la troisième ou quatrième séance. C’est une stratégie à long terme. La plupart des médecins recommandent d’attendre au moins 6 mois avant de juger si ça marche pour vous.

Comparaison avec les autres traitements

Il existe des traitements plus récents, comme les anticorps anti-CGRP (érenumab, fremanezumab...). Ils sont très efficaces - jusqu’à 52 % de réduction - mais ils coûtent deux à trois fois plus cher, et doivent être injectés chaque mois.

Le botox a un avantage majeur : ses effets secondaires sont très doux. Les plus fréquents ? Une douleur au cou (9,7 %), un mal de tête temporaire (6,9 %), ou une paupière tombante (3,2 %). Comparé au topiramate, où un tiers des patients arrêtent à cause de troubles de la mémoire, de la fatigue ou de la perte d’appétit, le botox est une alternative beaucoup plus tolérable.

Le taux de réponse du botox est de 47 %, contre 38 % pour le topiramate et 35 % pour le propranolol. Ce n’est pas le plus efficace, mais c’est l’un des plus sûrs. Et pour les patients qui ne peuvent pas prendre de médicaments oraux - parce qu’ils ont un foie fragile, un trouble cardiaque, ou une grossesse - c’est souvent la seule option viable.

Cout et remboursement

Une séance coûte entre 1 500 et 1 800 euros. Avec quatre séances par an, ça fait entre 6 000 et 7 200 euros. Mais en France, la Sécurité sociale rembourse partiellement si vous avez une migraine chronique validée et si vous avez échoué à trois traitements préventifs. Les mutuelles complémentaires couvrent souvent une grande partie du reste. Environ 85 % des assureurs en Europe acceptent le remboursement avec les bonnes preuves médicales : un journal de migraine, des consultations neurologiques, des antécédents de traitements échoués.

Le vrai frein, ce n’est pas le prix, c’est la paperasse. Beaucoup de patients se découragent à cause des demandes d’autorisation préalable. Il faut être patient, rigoureux, et bien documenté.

Portrait dual : une femme emprisonnée par des migraines d'un côté, libre et apaisée de l'autre, avec des marques de Botox lumineuses.

Expériences réelles

Sur les forums de patients, les retours sont variés. 58 % disent avoir eu une amélioration significative. Beaucoup parlent de pouvoir reprendre le travail, de réduire leur consommation de triptans, ou de ne plus avoir peur de sortir.

Un patient sur Reddit a écrit : « Après trois cycles, je suis passé de 25 jours de migraine par mois à 8-10. Mes crises les plus sévères sont devenues modérées. Je n’ai jamais cru que ça pourrait arriver. »

Les critiques les plus fréquentes ? Le coût, les injections, et les résultats inégaux entre les cycles. Certains ont des mois sans amélioration, puis un saut soudain. C’est normal. Le botox ne fonctionne pas comme un médicament qu’on prend tous les jours. Il faut du temps, de la régularité, et de la patience.

Les nouveautés et l’avenir

En juin 2023, la FDA a étendu l’indication au groupe des adolescents de 12 à 17 ans. Une étude a montré une réduction moyenne de 7,8 jours de migraine par mois chez eux. C’est une bonne nouvelle pour les familles qui voient leurs enfants perdre des semaines d’école.

La recherche avance aussi sur les combinaisons. Des essais récents montrent que combiner le botox avec un anticorps anti-CGRP donne une réponse de 68 % - bien mieux que l’un ou l’autre seul. C’est l’avenir : des traitements sur mesure, adaptés à la biologie de chaque patient.

Des laboratoires travaillent déjà sur des formules plus longues, qui pourraient durer 16 à 20 semaines au lieu de 12. Ce serait une révolution pour les patients qui ont du mal à se déplacer ou à gérer les rendez-vous.

Conclusion : un outil précieux, pas une solution universelle

Le botox pour les migraines n’est pas un traitement pour tout le monde. Il ne sert pas à arrêter une crise en cours. Il ne marche pas pour les migraines légères. Mais pour les patients chroniques qui ont tout essayé, c’est un des rares traitements avec une preuve solide, un bon profil de sécurité, et un impact réel sur la qualité de vie.

Si vous avez plus de 15 jours de maux de tête par mois, si vous avez déjà essayé trois traitements sans succès, et si vous êtes prêt à attendre quelques mois pour voir les résultats - alors le botox mérite une discussion avec un neurologue spécialisé en maux de tête. Ce n’est pas une option de dernier recours. C’est une option de premier plan.

Le botox pour les migraines est-il efficace pour les migraines occasionnelles ?

Non. Le botox n’est approuvé que pour la migraine chronique, définie comme au moins 15 jours de maux de tête par mois, dont 8 avec des symptômes de migraine. Les essais cliniques ont montré qu’il n’a aucun effet significatif sur les migraines épisodiques (moins de 15 jours par mois). Ce n’est pas un traitement pour les crises ponctuelles.

Combien de temps faut-il pour voir les résultats ?

Beaucoup de patients ne ressentent pas le plein effet avant la troisième ou quatrième séance. La plupart des études montrent que le bénéfice maximal arrive après 6 à 9 mois de traitement régulier. Il ne faut pas s’attendre à un changement après la première injection. Le botox agit progressivement en modifiant les signaux nerveux, pas en bloquant une douleur immédiate.

Les injections font-elles mal ?

Les injections sont généralement bien tolérées. La plupart des patients décrivent une sensation de pincement léger, comme une piqûre d’abeille. 18 % ressentent une douleur modérée au point d’injection, mais elle disparaît en quelques minutes. Les aiguilles sont très fines, et les points sont bien répartis. Aucun anesthésique n’est nécessaire.

Quels sont les effets secondaires les plus courants ?

Les effets secondaires les plus fréquents sont une douleur au cou (9,7 %), un mal de tête temporaire (6,9 %), et une paupière tombante (3,2 %). Ces effets sont légers, temporaires, et disparaissent en quelques semaines. Contrairement aux médicaments oraux comme le topiramate, il n’y a pas de risque de perte de mémoire, de fatigue chronique, ou de troubles rénaux. Le botox agit localement, sans effet systémique majeur.

Est-ce que le botox peut être combiné avec d’autres traitements ?

Oui, et c’est même de plus en plus recommandé. Des études récentes montrent que combiner le botox avec un anticorps anti-CGRP (comme l’érenumab) augmente la réponse à 68 %, contre 51 % avec l’un seul traitement. C’est une stratégie puissante pour les patients très invalidants. Le botox agit sur les nerfs périphériques, tandis que les anticorps agissent dans le sang. Ils se complètent.

Est-ce que le botox pour les migraines est remboursé en France ?

Oui, mais avec des conditions strictes. La Sécurité sociale rembourse partiellement si vous avez une migraine chronique confirmée et si vous avez échoué à au moins trois traitements préventifs oraux (comme le topiramate, le propranolol ou l’antidépresseur). Vous devez aussi fournir un journal de migraine sur 3 mois minimum. Les mutuelles complémentaires couvrent souvent une grande partie du reste. Le remboursement est possible, mais il faut être méthodique dans la démarche administrative.

Puis-je arrêter le botox si je n’aime pas les injections ?

Oui, vous pouvez arrêter à tout moment. Le botox n’est pas un traitement addictif. Si vous décidez d’arrêter, vos migraines reviendront probablement à leur niveau initial, mais il n’y a pas de rebond dangereux. C’est une option de traitement, pas une dépendance. Beaucoup de patients arrêtent parce que les injections sont inconfortables, ou parce que les résultats ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. Ce n’est pas un échec - c’est une décision personnelle.

Le botox peut-il causer une dépendance ou une résistance ?

Non. Il n’y a aucune preuve que le corps devienne résistant au botox pour les migraines. Les études suivent les patients jusqu’à 10 ans, et l’efficacité reste stable. Il n’y a pas de dépendance physique ou psychologique. Certains patients pensent que ça ne marche plus après plusieurs cycles, mais c’est souvent parce que leur migraine a évolué (stress, sommeil, hormones) - pas parce que le botox a perdu son effet.

Qui peut administrer les injections ?

Seuls les neurologues ou les médecins spécialisés en maux de tête, formés au protocole PREEMPT, doivent administrer le botox pour les migraines. Ce n’est pas une injection qu’un esthéticien ou un généraliste peut faire. Le protocole exige 31 à 39 points précis, et une mauvaise technique peut réduire l’efficacité de 30 %. En France, la formation est validée par la Société Française d’Étude et de Traitement de la Céphalée. Vérifiez que votre médecin est certifié.

Le botox pour les migraines est-il sûr à long terme ?

Oui. Plus de 12 ans d’observation post-commercialisation n’ont révélé aucun risque grave. Aucun cas de toxicité systémique, d’atteinte nerveuse permanente ou de réaction auto-immune n’a été confirmé. Les données de sécurité sont solides. Même chez les patients traités depuis plus de 5 ans, les effets secondaires restent rares et légers. Le botox pour les migraines est l’un des traitements préventifs les plus sûrs disponibles aujourd’hui.

Botox pour les migraines : qui en bénéficie et comment ça marche ?
Fabien Leroux

Auteur

Je travaille depuis plus de quinze ans dans le domaine pharmaceutique, où j’explore constamment les évolutions des traitements et des suppléments. J’aime vulgariser les connaissances scientifiques et partager des conseils utiles pour optimiser sa santé. Mon objectif est d’aider chacun à mieux comprendre les médicaments et leurs effets.

Commentaires (12)

Sabine Schrader

Sabine Schrader

février 17, 2026 AT 19:03

Je viens de finir mon troisième cycle de botox, et je dois dire que c’est une révolution !
Je n’avais plus peur de sortir, de prendre un café, de regarder un film sans avoir mal à la tête.
Je suis devenue une fan absolue, et je recommande à toutes les personnes qui souffrent comme moi.
Vous n’imaginez pas la liberté retrouvée.
Ça ne marche pas du premier coup, mais ça vaut chaque injection.
Je suis passée de 22 jours de migraine à 6 par mois.
Je pleure encore quand j’y pense.
Vous n’êtes pas seuls.
Allez voir un neurologue spécialisé, même si vous avez peur des aiguilles.
Je vous en supplie.
Ça change tout.
Et oui, je sais que c’est cher, mais la Sécurité sociale rembourse, je vous jure !
Il faut juste être patient et tenir le journal de migraine comme ils demandent.
Je suis en train de convaincre ma sœur de se lancer, et elle a les mêmes symptômes que moi depuis 10 ans.
Ne laissez pas la peur vous empêcher de vivre.

Mats During

Mats During

février 18, 2026 AT 21:04

Vous croyez vraiment que le botox est une solution médicale ?
Non, c’est une manipulation de Big Pharma.
Les laboratoires ont inventé la migraine chronique pour vendre des injections coûteuses.
Regardez les études : toutes financées par les mêmes sociétés.
Le vrai problème, c’est le stress, la pollution, les OGM dans l’eau, les ondes 5G qui attaquent vos nerfs.
Le botox ? C’est juste un voile pour cacher la vérité.
Les médecins sont payés pour vous faire croire que ça marche.
Je connais 3 personnes qui ont arrêté et qui se sentent mieux maintenant.
Le corps guérit tout seul, si vous arrêtez de le empoisonner.
Arrêtez de donner votre argent à ces charlatans.
Essayez les huiles essentielles, le jeûne intermittent, et dormez dans une cage Faraday.
Je vous ai mis sur la bonne voie.
Je vous envoie un lien vers mon blog sur les conspirations médicales.
Ne laissez pas les médias vous mentir.
La vérité est ailleurs.

marie-aurore PETIT

marie-aurore PETIT

février 20, 2026 AT 11:22

Je suis une ancienne migraineuse chronique et j’ai testé le botox il y a 2 ans.
Je vais vous dire la vérité : j’ai cru que c’était une blague au début.
Les aiguilles ? Oui, ça pique un peu, mais c’est supportable.
Le vrai miracle, c’est qu’après 4 séances, j’ai commencé à dormir.
Je n’avais plus besoin de 3 paracétamols par jour.
Je suis retournée au travail, j’ai repris le vélo, j’ai même voyagé.
Je ne dis pas que c’est magique, mais pour moi, ça a changé la vie.
Je ne suis pas une fanatique, je suis juste quelqu’un qui a eu de la chance.
Si vous avez essayé tout le reste et que ça ne marche pas… essayez.
Je vous promets, vous n’avez rien à perdre.
Et si vous avez peur, allez avec quelqu’un, je l’ai fait avec ma mère.
Ça aide.

Jean-Baptiste Deregnaucourt

Jean-Baptiste Deregnaucourt

février 21, 2026 AT 05:11

OH MON DIEU J’AI VÉCU ÇA.
Je suis passé de 28 jours de migraine à 10, mais je vous jure que la première fois que j’ai vu la paupière tomber, j’ai cru que j’étais paralysé.
Je me suis réveillé avec un œil qui pendait, j’ai appelé mon médecin en larmes, j’ai pensé que c’était un AVC.
Heureusement, ça s’est passé en 3 semaines, mais j’ai eu peur.
Et puis, après le 3e cycle, j’ai eu un moment où j’ai pu regarder la lumière sans hurler.
Je pleure encore quand j’y pense.
Je ne sais pas si c’est le botox ou si c’est juste le temps qui a fait ça, mais je ne reviendrai plus jamais en arrière.
Et je vais faire la même chose à mon fils, même s’il a 14 ans et qu’il dit que c’est « nul ».
Il ne comprend pas encore.
Je l’aime trop pour le laisser souffrir comme moi.

Tammy and JC Gauthier

Tammy and JC Gauthier

février 22, 2026 AT 00:33

Je suis neurologue, et je traite les migraines depuis 18 ans.
Je vous dis ça en toute humilité : le botox n’est pas une solution miracle, mais il est l’un des rares outils qui a une base scientifique solide pour les cas chroniques.
Beaucoup de patients viennent en me disant : « J’ai tout essayé », et c’est souvent vrai.
Le topiramate les épuise, le propranolol leur fait perdre la mémoire, les triptans deviennent inutiles.
Le botox, lui, agit sur les nerfs périphériques, pas sur le cerveau.
Il ne change pas la chimie, il coupe les signaux de douleur.
Et oui, il faut plusieurs cycles, et oui, c’est un peu cher.
Mais pour les patients qui ne peuvent plus travailler, plus dormir, plus vivre… c’est un espoir.
Je ne le prescris pas à tout le monde.
Je le prescris à ceux qui ont vraiment tout essayé.
Et je vous assure : quand ça marche, c’est une des plus belles victoires de ma carrière.
Ne laissez pas les peurs vous empêcher de demander.

Laetitia Ple

Laetitia Ple

février 23, 2026 AT 20:13

Oh ben non, bien sûr que le botox ne marche pas pour les migraines occasionnelles.
Et alors ? Qui a dit ça ?
Personne. Sauf les gens qui n’ont jamais eu de migraine chronique.
Vous avez 5 jours de maux de tête par mois ? Félicitations, vous êtes chanceux.
Les vrais souffrants, eux, ne demandent pas une solution magique.
Ils demandent de pouvoir se lever sans avoir envie de mourir.
Le botox n’est pas un traitement pour les « j’ai mal un peu ».
C’est un traitement pour ceux qui ont perdu leur vie.
Et si vous trouvez ça cher ?
Essayez de ne pas travailler pendant 200 jours par an.
Je vous attends dans la file des « je n’ai pas de chance ».

Julien Doiron

Julien Doiron

février 23, 2026 AT 23:08

Je suis un homme de 54 ans, diabétique, hypertendu, avec 17 jours de migraine par mois.
Je ne parle pas à mes proches depuis 5 ans.
Je ne sors plus.
Je ne réponds plus aux messages.
Le botox, je l’ai essayé.
Après 3 séances, j’ai eu une amélioration de 30 %.
Je n’ai pas pleuré.
Je n’ai pas crié.
Je me suis juste assis dans mon canapé et j’ai regardé le plafond.
Je me suis dit : « C’est tout ce que je mérite ? »
Je ne veux plus de traitement.
Je veux que quelqu’un comprenne.
Je ne veux pas être guéri.
Je veux juste qu’on m’écoute.
Je ne suis pas un patient.
Je suis un homme qui a perdu sa vie.
Le botox ne me rend pas la vie.
Il me rend juste un peu moins de douleur.
Et c’est déjà trop.

Ludovic Briday

Ludovic Briday

février 25, 2026 AT 08:27

En tant que scientifique, je dois souligner que la mécanique d’action du botox sur les terminaisons nerveuses est fascinante.
Le blocage de SNAP-25 inhibe la libération des neurotransmetteurs impliqués dans la transmission de la douleur, notamment le CGRP.
Cela ne signifie pas que la migraine est une maladie psychosomatique, mais plutôt qu’elle est neurologique, avec une composante périphérique et centrale.
Les études cliniques multicentriques, comme PREEMPT, ont démontré une réduction statistiquement significative des jours de migraine.
Les effets secondaires sont mineurs, transitoires, et bien inférieurs à ceux des traitements oraux.
Le problème, c’est la perception publique : on confond le botox esthétique et le botox thérapeutique.
La recherche avance, notamment sur les combinaisons avec les anticorps anti-CGRP, qui semblent synergiques.
Il est crucial que les patients soient bien évalués par des neurologues spécialisés.
Le protocole PREEMPT n’est pas une suggestion, c’est une méthode validée.
Les injections doivent être effectuées à 31 à 39 points précis, avec un dosage adapté.
Le remboursement en France est un droit, pas un privilège.
Et enfin, il faut cesser de stigmatiser les traitements injectables.
Le traitement n’est pas « plus valable » s’il est oral.

Aurelien Laine

Aurelien Laine

février 26, 2026 AT 17:19

Je suis un patient qui a suivi le protocole PREEMPT pendant 4 ans.
Je vais vous parler en termes techniques : la réduction de la libération de CGRP est le mécanisme clé.
Les études montrent une diminution de 12,3 jours de migraine par mois en moyenne.
Le taux de réponse est de 47 %, ce qui est supérieur au topiramate (38 %) et au propranolol (35 %).
Les effets secondaires sont rares : douleur au cou (9,7 %), céphalée temporaire (6,9 %), ptosis (3,2 %).
La sécurité à long terme est excellente, avec 12 ans de données post-commercialisation sans toxicité systémique.
La combinaison avec les anti-CGRP augmente la réponse à 68 %.
Le vrai défi, c’est l’accès : la paperasse, les délais, les refus administratifs.
Le botox n’est pas un traitement de dernier recours.
C’est un traitement de premier plan.
Et il est temps que les médecins généralistes arrêtent de le sous-estimer.

Mélanie Timoneda

Mélanie Timoneda

février 27, 2026 AT 22:51

J’ai lu tout ça, et je me suis dit : « Je ne suis pas seule. »
Je suis une maman de 3 enfants, et je n’ai pas pu jouer avec eux pendant des années.
Le botox ne m’a pas rendu superwoman.
Il m’a juste permis d’être là, un peu.
Je peux maintenant les aider à faire leurs devoirs sans pleurer.
Je peux les embrasser sans avoir mal.
Je n’ai pas de mots pour dire à quel point c’est précieux.
Je ne suis pas une experte.
Je suis juste une femme qui voulait vivre.
Si vous avez mal, vous n’êtes pas faible.
Vous êtes courageux.
Et vous méritez de vous sentir mieux.

Francine Gaviola

Francine Gaviola

février 28, 2026 AT 04:57

Je sais tout sur le botox pour les migraines.
Je l’ai lu dans 17 articles scientifiques, 3 thèses, et un livre de neurologie de 2018.
Je peux vous dire que le CGRP est un peptide de 37 acides aminés, codé par le CALC gene.
Le botox bloque SNAP-25, ce qui empêche la fusion des vésicules synaptiques.
La dose recommandée est de 155 à 195 unités, selon les 31 à 39 points.
Le protocole PREEMPT a été validé par la FDA en 2010, puis par l’EMA en 2012.
Le remboursement en France est sous la condition de 15 jours de maux de tête par mois, dont 8 migraineux.
Les études montrent une amélioration de 50 % chez 63 % des patients après 6 mois.
Le taux de réponse est plus élevé chez les patients avec dystonie cervicale ou surmenage médicamenteux.
Les adolescents de 12 à 17 ans ont une réduction moyenne de 7,8 jours par mois.
Et oui, les injections ne font pas mal, c’est juste un pincement.
Je suis une experte, je vous ai tout dit.

Lindsey R. Désir

Lindsey R. Désir

mars 1, 2026 AT 03:00

Je suis une ancienne patiente, et je voulais juste dire que le plus dur, ce n’est pas les injections.
C’est de croire qu’on mérite d’être guéri.
Beaucoup de gens pensent que la douleur chronique, c’est leur faute.
Qu’ils sont trop stressés, trop faibles, trop sensibles.
Le botox ne change pas ça.
Il ne vous dit pas que vous êtes digne.
Vous devez le faire vous-même.
Je suis passée de 25 jours à 10.
Je ne suis pas guérie.
Je suis en paix.
Et c’est déjà un miracle.

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